Bien choisir sa gouttière

Bien choisir sa gouttière

Une gouttière est chargée de recueillir l’eau au bas d’un toit pour l’évacuer au travers de descentes vers des collecteurs de réseau public ou vers des réservoirs de récupération d’eau de pluie. Voyons quels sont les différents critères pour bien la choisir, afin de garder son habitat sain et durable.

Les différents matériaux de gouttière

On distingue différents matériaux de gouttière:

  • Le zinc est le matériau traditionnel le plus utilisé pour les gouttières car il est solide et esthétique. Avec une durée de vie de 30 ans, il se patine joliment en vieillissant et résiste plutôt bien à l’oxydation, mais il n’aime pas les pollutions oxydantes et l’air marin. Sa mise en oeuvre et sa réparation demandent un certain savoir-faire (soudure) et le plus grand soin.
  • L’aluminium est un matériau de plus en plus retenu car il est beaucoup plus malléable que le zinc et résiste très bien au vieillissement et au froid. Ses avantages particuliers sont qu’il se décline en plus de 25 teintes et qu’il est moins sujet à la dilatation que les autres matériaux. Sa durée de vie est de minimum 20 ans et son entretien est simple.
  • L’acier est quant à lui ultra résistant et offre un grand choix de couleurs et de finitions. Il se pose par emboîtement et son étanchéité se fait par un joint en silicone. Malgré une durée de vie de 30 à 40 ans, il est vraiment peu répandu et coûte donc assez cher.
  • Le PVC est un matériau léger et économique, très simple à poser (par collage) ou à réparer. Il ne craint absolument pas la corrosion, ni les intempéries (sauf le grand froid qui peut le faire se dilater, se contracter ou se fendre). Il dure en moyenne 15 ans et se décline en plusieurs coloris, avec un entretien simple.
  • Le cuivre, pour sa part, est le meilleur des matériaux car il est particulièrement noble et malléable, et peut adopter tout type de profil de gouttière. Il se patine en beauté avec le temps et résiste à la corrosion et aux climats rigoureux (il est d’ailleurs très employé en montagne). Sa durée de vie est de 50 ans et il est 100 % recyclable, mais cela lui vaut évidemment, d’être le matériau le plus onéreux.

Les différents types de gouttière

Il existe deux types de gouttières : les pendantes et les rampantes.

Les pendantes sont les plus courantes car elles se fixent tout simplement à l’aide de crochets sur la planche de rive, la maçonnerie ou le bout des chevrons.

Elles se déclinent sous plusieurs formes :

  • carrée : c’est la gouttière contemporaine par excellence. Avec des angles droits, elle a l’inconvénient de retenir plus aisément les saletés.
  • demi-ronde : c’est le modèle le plus répandu et le plus efficace d’un point de vue hydraulique. C’est la moins sujette à l’encrassement et la plus simple à installer.
  • moulurée ou de forme corniche : sa section basique est carrée et sa face exposée est ovoïde, s’inspirant des corniches de l’architecture néoclassique. Elle se rencontre souvent sur les demeures anciennes et se raccorde à des descentes rondes ou assorties.

Les rampantes s’utilisent dans des configurations particulières, comme une pente de toit trop importante par exemple.

Elles existent sous deux formes :

  • Havraise, qui rappelle le profil de la gouttière pendante demi-ronde sauf qu’elle est directement intégrée à la couverture, se reposant sur une bande de zinc en bas de pente.
  • Nantaise, qui ressemble beaucoup à la Havraise, mais qui possède un profil en angle droit.

Il faut préciser que l’inclinaison du toit et le volume d’eau à traiter doivent être compatibles avec la forme de gouttière que vous choisirez.

Les autres critères de choix

D’autres critères sont à prendre en compte dans le choix d’une gouttière.En premier lieu, il faut tenir compte de la pluviométrie : la capacité d’une gouttière dépend du niveau de précipitations annuel rencontré et de leur caractère (force).

Ensuite il faut tenir compte de la surface de toiture qui est très importante pour déterminer la section, le développement et la pente de la gouttière, ainsi que le nombre et le diamètre des descentes.Puis il faut tenir compte du développement : il correspond à la largeur de la feuille de métal qui sert à fabriquer la gouttière.Et enfin, il faut tenir compte de la pente du toit : elle doit être comprise entre 5 à 20 mm par m² pour un bon écoulement de l’eau. Il faut savoir également qu’on compte une descente de gouttière tous les 12 à 15 mètres linéaires.

Au moment de choisir sa gouttière, il est également judicieux de prévoir équiper sa descente avec un système de récupération d’eau de pluie et d’équiper sa partie horizontale d’un système de protection (filet anti-feuilles, crapaudine, filtre au niveau de la descente etc.). Ces accessoires s’avéreront très utiles pour les grandes longueurs de gouttières ou lors de la présence d’arbres à proximité. Et il ne faut pas oublier qu’il est indispensable également de consulter le plan d’urbanisme de sa commune qui peut obliger à utiliser un certain type d’équipement. Mais encore, pour une installation ou pour réparer sa gouttière, il est recommandé de faire appel à un professionnel de la zinguerie.

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